Préserville
le 05/04/2024

Consignes : Antoine, le mari, Margot, la femme.
Antoine est accompagné à la gare par Margot mais manque son train. Il rentre en bus chez lui et explique à Margot pourquoi il n'est pas parti.

Voici un mix des réponses obtenues.

Un "clic" ci-dessus pour un retour au calendrier.

Antoine :

Finalement, j'ai décidé de rester à la maison. Impossible pour moi de te quitter, j'ai un pressentiment que je n'arrive pas à expliquer.

Margot :

Garde ton pressentiment pour toi. Je pressens en ce moment que je ne vieillirai pas auprès de toi.

Antoine :

Mais qu'est-ce que tu imagines ? Je suis rentré pour être près de toi, pas pour que tu me quittes !

Margot :

Paroles. Paroles. Paroles !!! à d'autres !

Antoine :

Je ne comprends pas ton attitude. Qu'est-ce que tu me caches ? Tu as un amant ?

Margot :

Non, ce n'est pas un amant mais une amante. Enfin, tu as compris. On se quitte, mais je ne t'en veux pas. Chacun sa vie.

Antoine :

Mon pressentiment était donc justifié. Mais je ne m'attendais pas à ce que ma femme soit homo ! Les bras m'en tombent ! C'est toi qui va partir alors, moi je reste !

Martine.
Maryse.

Antoine :

Je ne pars plus, c'est décidé. Je vais prendre un peu de recul. Je suis en burn-out. Je n'en peux plus. Je vais partir faire une retraite chez les moines trappistes en Corrèze. La solitude me fera du bien.

Margot :

Mais qu'est-ce que tu racontes ? Tu avais l'air en pleine forme, tout à l'heure, à la gare. Notre fils t'attend à Paris pour que tu l'aides ß s'installer !

Antoine :

Tu ne m'as pas compris. Je ne veux plus vivre à un rythme effréné. Mais tu fais bien de me le rappeler. Pour notre fils, j'irais au bout du monde. J'arrive.

Margot :

Mon pauvre ami, tu m'inquiètes. Maintenant que tu as manqué le train, qu'est-ce que tu comptes faire ? Te téléporter ?

Antoine :

Ne t'égare pas. J'ai les pieds sur terre, loin du monde. Je vais retrouver ma sérénité. Mon sens à la vie.

Margot :

Et ton sens des responsabilités ? Et ton sens de la famille ? Qu'est-ce que tu en fais ?
Antoine :
Je suis toujours présent pour notre fils, ne l'oublie pas. J'assumerai jusqu'au bout de ma vie. Mais j'ai besoin de me retrouver dans le calme et la douceur, loin de ce monde en furie. Respecte ma paix et mon silence.

Maryse.
Martine.

Antoine :

Je ne suis pas monté dans ce train car je ne voulais pas partir sans t'expliquer pourquoi. Je comptais ne plus revenir, mais tu mérites la vérité. Je ne t'aime plus, j'en aime une autre. Je te quitte.

Margot :

Mais mon cher, je savais à quoi m'en tenir. Il était inutile de remettre ton départ. J'espère que tu avais un billet modifiable.

Antoine :

Ah ! Bien ! Pour une fois que le courage était là ! Je comprends donc que tu as accepté la situation. Es-tu d'accord pour nous séparer à l'amiable ?

Margot :

Tu sais bien que j'ai toujours été contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre. Alors l'amiabilité tu peux te la mettre où je pense.

Antoine :

Ouille, ouille, ouille. J'ai mal entre les jambes. Je prends donc mes jambes à mon cou. Sache que c'était sympa la vie avec toi. A présent, à moi les minettes, la jeunesse et la chair fraîche. Tu recevras une demande de divorce dans les jours qui viennent. Salut ! Oui, mon billet était modifiable et je voyage en première !

Margot :

Un comble ! On parle de l'inconstance des femmes, mais alors là c'est un festival. Tu étais bien avec moi mais tu pars. Je rêve ! Adieu.
Sylvie.
Jef.

Antoine :

Ma mère m'a dit d'aller chez le coiffeur. J'ai donc remis mon départ à demain. Tu peux lui dire de rester dans le placard car j'y vais maintenant chez le coiffeur.

Margot :

Non mais ! sans rire ! Tu me prends pour qui ? Va faire tes commissions toi-même ? Tu as des cojones ou pas ? C'est l'heure de la ménopause !!

Antoine :

Andropause , madame, andropause. Mais ce ne sont pas mes bourses, heu mes courses. Tu fais ce que tu veux de ton pseudo-chéri.

Margot :

Va te faire tondre chez les Grecs. Ta mère, ta mère ! Toujours ta mère ! Et moi, je n'ai pas mon mot à dire ? Je t'aime avec les cheveux longs, la barbe, les tresses et la moustache . J'aime le poil !! A poil ! Viens, allons dans la buanderie !!

Antoine :

Ah ! non pas encore le supplice de l'essoreuse ! Et laisse ma mère en dehors de tout ça, s'il te plaît. Quant à ton Jules, tu lui diras qu'il ressemble à un fox terrier.
Jef.
Sylvie.

Antoine :

Encore la SNCF ! On ne peut plus lui faire confiance... Elle a annulé mon train...

Margot :

Mince alors ! Et ta séance de dédicace à la FNAC ? Tu les as prévenus ?

Antoine :

Ah ! Oui...Non, je n'ai pas pu, je ne retrouve plus mon téléphone...Je l'ai perdu ou on me l'a volé !!

Margot :

Bon, je vais les appeler. Et pour ton portable, tu as regardé dans la poche intérieure de ton manteau ? C'est souvent là que tu le mets et que tu oublies que tu l'as mis ! Tout va bien Antoine ? Tu as l'air... un peu chamboulé, non ?

Antoine :

Tout va bien ! Il me semble...j'ai déja regardé dans ma poche ! Mais sans téléphone, je suis perdu. J'ai tous mes rendez-vous. Comment vais-je faire ? Ah ! C'est quoi ce bruit dans la cuisine ?

Margot :

Quel bruit ? Tu m'inquiètes mon chéri, tu es sûr que ça va? Tu étais à la gare, là-bas et maintenant ici, hagard... Garde bien les pieds sur terre ou gare à la . Gala n'goulou wakatabé diawaro !
Catherine.
Nathalie.

Antoine :

Je n'ai pas pris mon train. Enfin, je ne l'ai pas eu. J'ai...j'ai rencontré quelq'un.

Margot :

Quoi ! Tu n'as pas pris le train ! Comment je m'organise maintenant que tu es là...

Antoine :

Ne t'inquiète pas, je vais repartir. Il faut absolument que je retrouve cette femme.

Margot :

Tu reprends le train de quelle heure ? Il faut que je te redépose à la gare ?

Antoine :

Non...En fait, je ne sais pas où aller, je ne sais pas où elle est. Ni où nous en sommes toi et moi...

Margot :

Quoi ! Tu me quittes ! Tu ne sais pas où aller ? Une femme !!! Je ne comprends plus ! Tu reprends le train ou pas ?
Nathalie.
Catherine.